Colombie-Britannique

Colombie-Britannique, Canada
2008

Je ne suis pas certaine de l'endroit où nous avons dormi la nuit dernière. Olivier s'est coincé une bille dans le nez ce matin, il fait froid et nous n'avons plus de jus à boire au déjeuner. C'est la crise! Olivier ne cesse de répéter : "Ma canusse (canisse) de jus est vide". Le réveil est brutal! Je commence à avoir hâte d'être à Vancouver. Nous avons atteint Kamloops vers 10h30 am. La région semble sèche. Un peu comparable à la Californie. Nous avons d'ailleurs croisé des secteurs ravagés par les feux de forêts, tandis qu'à d'autres endroits, il y a encore de la neige au sommet des montagnes.

Nous arrivons à Vancouver sous la pluie. La ville me paraît bien tristounette. Combien de gens désoeuvrés et sans abris avons-nous croisés dans la ville la plus chère du Canada? Tandis que nous cherchons un endroit où dormir ce soir, je sais que tous ces gens vont passer la nuit dehors, sous la pluie. C'est désolant. À la demande des enfants et vu la pluie, nous décidons d'aller à l'hôtel pour la première fois du voyage. C'est bientôt la fête de Jojo et nous cherchons un hôtel avec piscine. Notre choix s'arrête sur le Blue Horizon Hotel, situé downtown Vancouver sur Robson street. LA rue de Vancouver! L'hôtel est classe, la vue superbe du 25 étage et Sylvain a même réussi à obtenir un rabais substantiel sur le prix de la chambre. Tout est pour le mieux, même que la pluie cesse et nous pouvons partir à pied sur Robson street à la recherche d'un endroit où souper. Vancouver me fait meilleure impression.

Le lendemain matin, nous déjeunons à la chambre et c'est sous une fine pluie (encore) que nous visitons Gastown, un quartier historique et animé où se trouve le fameux "Steam Clock". Depuis 1977 cette pendule actionne un vieux sifflet de bateau à aubes et grâce à la vapeur produite par le système de chauffage urbain, la pendule sonne 8 notes tous les 15 minutes.

La chance nous accompagne et la pluie cesse pour notre visite de Stanley Park. Quatre cents hectares, essentiellement forestiers, où se mélangent cèdres, sapins du Canada et pins de Douglas. Nous faisons, en Volkswagen, la route panoramique à sens unique de 9,5 km qui longe le littoral d'est en ouest. Puis, nous partons à pied jusqu'au "Hallelujah Point" où on peut voir un superbe ensemble de mâts totémiques peints de couleurs vives. Malheureusement, la pelouse du parc est pleine de crottes de chien. Ouach!!! Je n'ai jamais vu une pelouse aussi écoeurante de ma vie. Impossible de pique-niquer. Malgré tout, les enfants trouvent une aire de jeu et nous les laissons être des enfants pendant une grande partie de l'avant-midi.

Non, je ne rêve pas, nous ne sommes pas dans un livre d'histoire. Nous avons traversé le pays. Cinq mille kilomètres! Je dois dire qu'au début du voyage, je n'aurais pas cru cela possible. Nous nous sommes lancés dans cette aventure sans aucune expérience en matière de Volkswagen, mais avec une bonne dose de confiance. Nous terminons l'après-midi par une crème glacée en famille et Syl sonne l'heure du départ. Mon seul regret, ne pas aller à Victoria. Comme nous avons réalisé que conduire un West impliquait une certaine part d'imprévue (surtout en terme de temps) nous décidons de partir aujourd'hui vers Seattle.



Nombre de corps étrangers dans le nez d'Olivier depuis le départ: 2

Nombre de chute en bas du pop-top: 1

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